Implantée à l’ombre d’un tilleul et bordée d’un cimetière emmuraillé, l’église de Ramelot est un intéressant sanctuaire comprenant une haute tour d’allure médiévale formant avant-corps, une nef de trois travées reconstruite en 1731 et un chœur à chevet à trois pans rebâti en 1763. Légèrement talutée et élevée en moellons de calcaire, la tour a été restaurée à diverses reprises à partir d’un noyau médiéval. On y entre par sa façade nord, percée d’une porte au large linteau portant la date de 1731 et une inscription faisant référence à la consécration de l’église. La partie supérieure de la tour est pourvue d’abat-son et d’ancres à volutes. Elle est surmontée d’une flèche octogonale d’ardoises sommée d’une croix et d’un coq en fer forgé. Accusée de chaînes d’angle, la nef en moellons calcaire est éclairée par des fenêtres cintrées. Le chœur, percé de baies similaires, a été reconstruit à l’initiative de Louis de Monin et Jenne Zualart, seigneurs de Ramelot, comme l’atteste la dalle commémorative en forme de retable conservé au sein de l’édifice. À l’intérieur, l’église présente un beau plafond stuqué du deuxième quart du XVIIIe siècle. Polychromes et entourés de rocailles, les stucs forment des médaillons figurant notamment une Vierge à l’Enfant ou une représentation de la Mort. Le mur du cimetière, protégé par la mesure de classement au même titre que l’église, a été bâti en moellons de calcaire. Il est percé, au nord-est, d’une porte au linteau droit.
Classement comme monument et comme site le 3 janvier 1992